• La visite de la bambouseraie d'Anduze dans le sud des Cévennes est un véritable voyage au sein d'une nature luxuriante. Les couleurs jaillissent et jouent avec le soleil et l'eau, les textures très inspirantes et inattendues...

    (Clic sur les photos pour les agrandir)

    Nature, teinture, structure

    Nature, teinture, structure

     

    Jeux du soleil à travers les vitres colorées de la verrière.

    Nature, teinture, structure

     

    A l'intérieur, une exposition sur les plantes tinctoriales.

    Nature, teinture, structure

     

    Au milieu des bambous les tissus teints dans différents camaïeux sèchent au soleil.

    Nature, teinture, structure

     

    Plantes carnivores...

    Nature, teinture, structure

     

    ...et aquatiques

    Nature, teinture, structure

     

    ...aux structures surprenantes

    Nature, teinture, structure

    Nature, teinture, structure

     

    Un bel endroit reposant et enrichissant, pour petits et grands.

    Nature, teinture, structure

    Nature, teinture, structure

     

     

     

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  • Mais qu'il est loin le temps où Nils n'était pas trop lourd au cou des oies et qu'il m'enchante encore...

     

    Le vieil homme le disait toujours, qui vole un caleçon vole un bison !
    Et rien que d'y penser je me rêvais honnête.
    Puis du temps a passé et je suis devenue -sans remords ni regrets- ce que je ne voulais pas être. Pas malhonnête, non, mais moins rêveuse, moins rieuse...
    J'habite aujourd'hui un monde sans bisons.

     

    Hier, pourtant, en traversant l'allée sablée qui conduit de la fontaine à la gare, j'ai surpris une escadrille d'oiseaux moqueurs passablement désorientés et visiblement éperdus, dont l'essor désordonné m'a émue et subjuguée...

    Je me suis mise à rêver un de ces rêves plus vrais que vrais, qui entraînent ceux qui savent se laisser emporter, derrière la frontière inaccessible que le vieil homme appelait l'horizon.

     

    Mais qu'il est loin le temps où Nils n'était pas trop lourd au cou des oies et qu'il m'enchante encore...

     

    J'ai vu, dans la pupille des volatiles, se refléter des prairies ocres-jaunes qui dansaient avec le vent tandis qu'un soleil glacial et bleu nimbait la terre d'un halo de lumière noire.

    Et rien ne se passait, là comme ici, sans que j'en sois surprise !

    Alors je me suis souvenue, comme si c'était hier, du temps de mon enfance où des caleçons multicolores flottaient dans le vent tandis que les bisons, au loin, paissaient paisiblement tout en surveillant du coin de l'œil les messages secrets qu'envoyait par bouffées le calumet du vieil homme…

     

    Vous vous souvenez ? Celui qui se plaisait à répéter, d'une voix éraillée : qui vole un caleçon, vole un bison !

     

    Mais qu'il est loin le temps où Nils n'était pas trop lourd au cou des oies et qu'il m'enchante encore...

     

    Qui vole un caleçon, vole un bison !

     

     

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  • C'est dans le dernier Magic Patch, le N° 124 de septembre/octobre (eh oui, ça sent la rentrée...)  

    Et c'est dans cet article de Nathalie Locquen

    qui s'est faufilée avec aisance dans mon univers pour parler de moi et de mon travail ! 

     

    On parle de moi !

    (Clic pour agrandir)

     

    Un grand merci Nathalie, c'est un formidable encouragement !

    Il est temps maintenant de secouer ma torpeur estivale, d'imaginer de futurs projets, de reprendre aiguilles, fils et rubans

    et... de continuer à alimenter ce blog qui, effectivement, a fêté dimanche sa 7ème année...

     

     

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  • Je vous avais annoncé ICI que je partais dans la jolie région de Toulouse pour deux jours de stage avec Sara Lechner et j'avais l'intention de terminer le travail commencé sous sa houlette avant de vous en parler. C'était sans compter avec les températures que nous avons eu par ici ces dernières semaines ; à la simple idée de manipuler de la laine je me liquéfiais !

     

    Alors il va falloir attendre des jours plus frais pour terminer mon carnet dodu et douillet

    Stage avec Sara Lechner

    Stage avec Sara Lechner

    et mon mini-tableau "Les âmes du purgatoire" -dixit Sara- !

    Je n'y avais pas pensé, mais pourquoi pas ? Du coup j'en ai rajouté avec les flammes... A suivre ! 

    Stage avec Sara Lechner

    Un vrai régal ces deux journées passés avec Sara en compagnie de Marie-Pierre, Rita, Marie-Christine ; j'ai été enchantée de faire votre connaissance Mesdames, et aussi Elena et Anne que j'ai retrouvées avec grand plaisir.

    Stage avec Sara Lechner

    Vous le savez certainement, le feutrage à sec consiste à picoter des fibres de laine avec des aiguilles spéciales munies d'éperons qui vont permettre aux fibres de s'amalgamer entre-elles.

    Stage avec Sara Lechner

    Mais Sara était venue avec une "arme" fabuleuse que je ne connaissais pas : une machine à feutrer appelée aussi puncheuse ou embellisher. Pour cette machine nul besoin de fil, ce sont plusieurs aiguilles (ici 5) qui vont piquer les fibres de laine ou autre pour créer un nouveau tissu ou incruster des éléments décoratifs (ruban, voile, gaze, soie, tout ce qu'on veut en fait...). Il suffit de laisser aller son imagination et... d’acquérir la technique pour ne pas casser les aiguilles.

    Voici Sara en pleine démonstration. Vous noterez que certaines ne perdent pas de temps et continuent à "picoter" à la main pendant les explications ! wink2

    Stage avec Sara Lechner

    J'avoue avoir craqué (je ne suis pas la seule !) et je me suis offerte ce nouveau jouet ; bon, c'est Noël en été, mais quand on y a goûté on n'imagine pas de s'en passer ^^ ! J'espère que je saurai en tirer parti et trouver des idées pour de futures réalisations...

    Je vous laisse avec quelques créations de Sara. Sachez qu'elle a décidé d'animer régulièrement des stages en France, particulièrement à Salles dans le Lot et Garonne. Tous les renseignements sont dans son blog.

    Stage avec Sara Lechner

    Stage avec Sara Lechner

    Stage avec Sara Lechner

    Stage avec Sara Lechner

    Stage avec Sara Lechner

     

     Quelle belle idée Marie-Pierre d'avoir organisé ce stage ! Merci encore ! 

     

     

     

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  • Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait

    Bien posé sur un coussinet,

    Prétendait arriver sans encombre à la ville.

    Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;

    Ayant mis ce jour-là pour être plus agile

    Cotillon simple, et souliers plats.

    La laitière et le pot au lait

    Notre laitière ainsi troussée

    Comptait déjà dans sa pensée

    Tout le prix de son lait, en employait l’argent,

    Achetait un cent d’œufs, faisait triple couvée ;

    La laitière et le pot au lait

    La chose allait à bien par son soin diligent.

    Il m’est, disait-elle, facile

    D’élever des poulets autour de ma maison :

    Le renard sera bien habile,

    S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.

    La laitière et le pot au lait

    Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;

    Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;

    J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;

    Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,

    Vu le prix dont il est, une vache et son veau,

    Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?

    La laitière et le pot au lait

    Perrette là-dessus saute aussi, transportée.

    Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée !

    La laitière et le pot au lait

    La Dame de ces biens, quittant d’un œil marri

    Sa fortune ainsi répandue,

    Va s’excuser à son mari

    En grand danger d’être battue.

    Le récit en farce en fut fait ;

    On l’appela le Pot au lait.

    La laitière et le pot au lait  

    Quel esprit ne bat la campagne ?

    La laitière et le pot au lait

    Qui ne fait châteaux en Espagne ?

    La laitière et le pot au lait

    Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,

    Autant les sages que les fous ?

    Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :

    Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :

    Tout le bien du monde est à nous,

    Tous les honneurs, toutes les femmes.

    Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;

    Je m’écarte, je vais détrôner le Sophi ;

    On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;

    Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant ;

    La laitière et le pot au lait

    Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ; 

    Je suis gros Jean comme devant.

     

    Jean De La Fontaine 

     

    Voilà donc cette fable dont on pourrait résumer la morale ainsi : "Il ne faut pas prendre ses rêves pour la réalité" ou "Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué". 

    Mais nous comprenons tous l'enthousiasme de Perrette et compatissons à sa mésaventure !

    La Fontaine lui-même a beaucoup de tendresse pour Perrette. Il souligne que l'être humain a besoin de rêver et il avoue qu'il n'est pas le dernier à imaginer des projets fous. Certains se termineront mal, certes, mais d'autres deviendront peut-être, un jour, réalité et grand bonheur ! C'est pourquoi j'ai préféré choisir le début de l'action, celui où Perrette pense à tout ce qu'elle pourra faire avec l'argent de la vente de son lait et j'ai intitulé cette sixième illustration "La force du rêve". Une force qui m'a obligée à considérablement agrandir le format par rapport aux précédentes fables !

     

    La laitière et le pot au lait

    La force du rêve - 86 cm x 118 cm

     

    La laitière et le pot au lait

    "Perrette" : dessin de Michèle T. Perbet imprimé sur soie

     

    La laitière et le pot au lait

     

    Retrouvez les précédentes fables ICI, ICI, ICI, ICI et ICI !

     

     

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